Alfred Sirven

Résumé

Alfred Sirven La Première à Dupanloup (1865)

C'est ainsi qu'allaient les choses.
Pendant ce temps se fortifiait à nos frontières un petit peuple énergique, faible par l'épée, grand par le coeur. L'Italie avait les yeux sur lui. Il avait combattu pour son indépendance; et il était tombé écrasé, mais non vaincu; et depuis dix ans, il donnait à l'Europe, au milieu des malheurs publics, le spectacle d'une liberté féconde.
Il vous sied bien, Monseigneur, de lui jeter l'outrage ! Où donc êtes-vous né, je vous prie? Est-ce que quelque chose ne vous disait pas que vous leviez la main sur votre berceau?
Source : Gallica

Alfred Sirven La Première à Dupanloup (1865)

Or, si vous dites que le pape, condamnant en thèse la liberté de conscience et la liberté des cultes, n'attaque pas les lois fondamentales du pays, parce qu'il fait la part de la nécessité des temps et qu'il n'ordonne pas d'extirper l'hérésie, je dis que le philosophe, développant en thèse ses idées sur Dieu, sur la nature et sur l'homme, n'attaque pas la doctrine de l'Église, tant qu'il ne violente pas les consciences.
Source : Gallica

Alfred Sirven La Première à Dupanloup (1865)

Allez ! vous n'êtes que des ingrats. Que voulezvous donc ? Voulez-vous la liberté dans le droit commun? Elle est condamnée dans vos mandements. Voulez-vous conserver le système des concordats? Vous le rendez impossible.
Ce que vous voulez, je vais vous le dire : Vous voulez l'absorption de l'Etat par l'Eglise. — Eh bien ! nous tous, fils de la Révolution, soldats meurtris, coeurs ulcérés, nous vous crions : Arrière !
Nous serons contre vous avec le pouvoir, car il défend en ce moment l'indépendance de la société civile.
Et maintenant, Monseigneur, tournez-vous vers cette Rome, votre mère
Source : Gallica

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