Résumé

Gasnier Caisse fraternelle de pensions devant donner à chaque travailleur de 400 à 800 francs de rente et plus… (1848)

C'est ce découragement cruel qu'il faut arrêter, car ce sont les convictions qui soutiennent les hommes. En vain on répète au travailleur qu'avec de l'économie et de la conduite il parviendra à l'aisance, à la fortune. Les masses ont trop de bon sens pour croire à ces encouragemens stériles ; elles voient trop bien que s'il y a beaucoup d'appelés, il y a peu d'élus. Aussi que disent tous les ouvriers, avec une indifférence stoïque qui tire les larmes : « Après les travaux, l'hôpital ! »
Source : Gallica

Gasnier Caisse fraternelle de pensions devant donner à chaque travailleur de 400 à 800 francs de rente et plus… (1848)

Mais, depuis bientôt trois mois, l'envie de faire de la popularité a saisi tous les esprits et à tout propos une foule de gens se posent en défenseurs du peuple. Ils veulent le bien du peuple, l'amélioration du peuple, le bonheur du peuple. Il est vrai que le peuple, le bon peuple, les véritables travailleurs, voient maintenant qu'ils sont dupes de ces ambitieux subalternes pour qui l'agitation et le désordre sont des moyens de parvenir.
Source : Gallica

Gasnier Caisse fraternelle de pensions devant donner à chaque travailleur de 400 à 800 francs de rente et plus… (1848)

Trompé par des utopistes, il prend au sérieux toutes les promesses, il s'attache aux améliorations promises, et il veut arriver d'un seul bond au bien-être et à la fortune. Des ambitieux, dont la popularité est le marche-pied, entretiennent toutes ces agitations, toutes ces erreurs, et avant peu, si des idées justes, quoique moins attrayantes, n'ont pas éclairé le peuple et fait prévaloir la raison; le découragement, succédant aux espérances trompées, nous mènera à l'anarchie, et nous replongera pour un demi-siècle dans les ténèbres et la misère.
Source : Gallica

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