D. R., Les paysans et le suffrage universel… (1869)
“ Dans cette solitude, dans cet isolement, dans cette misère que l'on vient de dépeindre, accablé du sentiment de sa faiblesse, mais en même temps entouré, comme d'un mur d'airain, par l'effroyable puissance de l'Etat, habitué et résigné, de la naissance à la mort, à toutes les extrémités de la crainte et de la servitude, avec la faculté de penser, innée en tout homme, il vit sans penser ; avec les organes de la vue et de l'ouïe, il reste aveugle et sourd; machine sans ressort, et que rien ne peut remuer, ni la vie sociale, ni la vie politique, ni un intérêt général quelconque. ”
