Résumé

Le glas de la France (1873)

“ La classe ouvrière des villes a mis depuis longtemps au-dessus du patriotisme un mot élastique, mal défini, le mot République, texte de rêveries, d'utopies absurdes, prétexte des attentats. Quant à la classe aisée, trop déshabituée des vertus austères du foyer, elle s'est fait une existence où le luxe relatif, les jouissances des arts, de l'élégance, le bien-être sous toutes ses formes occupent tant de place qu'ils ne comprennent guère la Patrie qu'à cette condition : est-elle heureuse, ces gens-là chantent ses gloires avec un lyrisme étourdissant ”
Source : Gallica

Le glas de la France (1873)

“ Si je ne me trompe, M. Thiers ne sera jamais que l'homme de la bourgeoisie, dont il est d'ailleurs une des plus éclatantes personnifications; il ne sera jamais l'homme du peuple. C'est qu'il n'est pas donné à tout le monde d'avoir l'oreille du peuple : à défaut de ces faits éclatants qui frappent son imagination, il faut savoir trouver le chemin de son coeur. ”
Source : Gallica

Le glas de la France (1873)

“ Après quatre-vingts ans d'agitations périodiques, voilà la France revenue à son point de départ, sans avoir retiré autre chose de tant de discussions passonnées, de tant d'applications diverses, que le relâchement de tous les liens sociaux, cause première de tous ses malheurs. Et à la voir chercher à ces malheurs des explications qui ne peuvent tromper qu'elle ; à la voir en attendre le remède immédiat d'une imitation empressée, et quelque peu ridicule, de son vainqueur, ses meilleurs amis se prennent à douter qu'elle soit jamais capable d'en prévenir le retour. ”
Source : Gallica

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