Résumé

Raoul Labry Herzen et Proudhon : thèse pour le doctorat ès lettres présentée à la Faculté des lettres de… (1928)

Il aurait pu faire à Herzen la confidence qu'il fera à Charles Edmond, le 20 septembre 1859 : « Après mes travaux il ne me reste plus ni loisirs ni force... J'ai par le monde une demi-douzaine d'amis d'élite à qui je suis même obligé et ce sont justement ceux que je néglige. C'est ainsi que les amis pâtissent des injures de la pauvreté et de l'importunité » (1) .
Herzen est un de ces amis d'élite ; Proudhon reste près de lui par la pensée et par le cœur, même si les circonstances le forcent à le négliger. Herzen nourrit de même à son égard son affectueuse admiration de toujours.
Source : Gallica

Raoul Labry Herzen et Proudhon : thèse pour le doctorat ès lettres présentée à la Faculté des lettres de… (1928)

Le règne de la révolution bourgeoise est passé, le règne du libéralisme frondeur, du républicanisme de rhétorique, des mots, des abstractions est terminé. La bourgeoisie a vendu la liberté, l'honneur, tout, pour garder son argent et ses monopoles ; eh bien, il est juste que pour cette simonie elle soit punie par un esclavage sans bornes. On craignait l'excès de la liberté. On aura l'excès du despotisme. On craignait la barbarie d'en haut. On ne voulait rien céder au peuple. Eh bien, le peuple reste tranquille quand on fusille les républicains au nom de l'ordre.
Source : Gallica

Raoul Labry Herzen et Proudhon : thèse pour le doctorat ès lettres présentée à la Faculté des lettres de… (1928)

Au nom de cette déité abstraite, création d'un esprit retombé sous le joug de la métaphysique, le devenir humain s'emprisonnait dans des institutions immuables. La liberté, conquête journalière de la raison sur l'indiscipline universelle, se changeait en un esclavage illimité sous la tyrannie du paterfamilias romain.
Herzen avait toujours regardé la famille comme la cellule initiale de la société, dont la stabilité était assurée par la garantie du mariage. Il était aussi hostile au communisme des âmes et des corps qu'au communisme des biens.
Source : Gallica

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