René Stourm

Élements biographiques

René Stourm Revue des Deux Mondes

Tel est bien le Paris moderne, surtout le Paris de la guerre et d’un hiver sombre. Paul Leroy-Beaulieu appartenait à l’Académie depuis trente-huit ans. Il en était, non seulement le doyen, mais un des membres les plus écoutés et les plus aimés. Aussi, combien fut cruelle l’annonce quasi subite de sa disparition, laissant dans nos rangs et dans nos cœurs un vide irréparable ! Le temps et la réflexion ne feront qu’accroître nos regrets.
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René Stourm Revue des Deux Mondes

La bourgeoisie n’est-elle pas un groupe toujours en mouvement qui, sans cesse, se renouvelle et s’enrichit d’élémens plus actifs. C’est la sève ascendante qui porte partout la vie et qui est le principe de tout développement. Loin d’être un corps fermé, qui se laisse atteindre par l’inertie, et qui s’engourdit dans la jouissance de ses avantages sociaux, la bourgeoisie est, au contraire, un corps qui, par sa condition d’existence même, s’épure et se recompose sans relâche.
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René Stourm Revue des Deux Mondes

« La morale, écrit-il, et l’instruction des ouvriers, n’est-ce pas là un capital, qui peut influer sur le taux des salaires ? Un travailleur honnête, zélé, instruit, habile, n’a-t-il pas, en cette honnêteté, ce zèle, cette instruction, cette habileté, un capital accumulé, susceptible de donner ouverture à une rémunération personnelle ? Capital qui réside en l’homme lui-même, qui est au bout des doigts du travailleur, dans sa tête et même dans son cœur, que nul n’égale en fécondité... La moralité et l’instruction étant des capitaux, ces capitaux doivent avoir leur » action sur les salaires.
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