Célestin Bouglé

Célestin Bouglé

Résumé

Portrait de Célestin Bouglé Célestin Bouglé Chez les prophètes socialistes (1918)

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières : or, il importe de le transformer ».
Mais pour le transformer sera-t-il besoin de porter devant soi, comme un ostensoir, un idéal nouveau et de crier une fois de plus « à genoux » à la foule? Non pas. Au point de l'évolution où nous en sommes, la réalité sociale se charge de dicter l'idéal. La méthode qui s'impose n'est plus une méthode dogmatique, mais une méthode critique. La statue gît sous nos pieds, dans la terre : il n'est que de la dégager. Il n'est que de confesser le monde, conclura Marx.
Source : Gallica

Portrait de Célestin Bouglé Célestin Bouglé Chez les prophètes socialistes (1918)

Mais pour une philosophie qui répudie toute finalité, immanente ou transcendante, il ne saurait y avoir là qu'une apparence qui reste à expliquer. A la suite de quels phénomènes de fusion, donc, un certain nombre d'individus deviennent-ils capables d'agir et de penser unitairement, et comme s'ils visaient une fin commune ? Pour en rendre compte, il importerait de montrer comment une classe arrive à l'existence non seulement en soi, mais pour soi ; en d'autres termes comment les individus qui la composent prennent conscience de leur unité, et posent leur moi collectif.
Source : Gallica

Portrait de Célestin Bouglé Célestin Bouglé Chez les prophètes socialistes (1918)

Outre qu'elles acculent le plus souvent l'esprit à des contradictions insolubles, elles ne font que traduire plus ou moins parfaitement en langage intellectuel les exigences d'une société donnée. De cette réalité sousjacente la conscience reçoit les inspirations sans en posséder une vue complète et précise : la nappe nous reste cachée, qui alimente le puits intérieur. Et c'est pourquoi il est vain de demander à la seule conscience une science véritable de la morale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature