Mikhail Bakounine

Définition et enjeux

Portrait de Michel Bakounine Michel Bakounine Bakounine/Œuvres

L’État n’est pas autre chose que la négation de l’humanité ; c’est une collectivité restreinte qui veut prendre sa place et veut s’imposer à elle comme une fin suprême, laquelle tout doit servir, tout doit se soumettre.
C’était naturel et facile dans l’antiquité, alors que l’idée même de l’humanité était inconnue, alors que chaque peuple adorait ses dieux exclusivement nationaux et qui lui donnaient droit de vie et de mort sur toutes les autres nations. Le droit humain n’existait alors que pour les citoyens de l’État.
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Portrait de Michel Bakounine Michel Bakounine Bakounine/Œuvres

Qu’on ne dise pas que je dois faire un sacrifice pour la paix, pour le bien de l’Internationale. Jamais aucun bien ne pourra être obtenu par une lâcheté [3] . Nous n’avons pas le droit de nous abaisser devant eux, parce qu’en nous abaissant nous abaisserions notre cause et notre principe, et pour sauver l’apparence, le mensonge de l’Internationale, nous en sacrifierions la vérité et la réalité.
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Portrait de Michel Bakounine Michel Bakounine Catéchisme révolutionnaire

Un pays conquérant est nécessairement un pays intérieurement esclave. La gloire et la grandeur d’une nation consistent uniquement dans le développement de son humanité. Sa force, son unité, la puissance de sa vitalité intérieure se mesurent uniquement par le degré de sa liberté. En prenant la liberté pour base, on arrive nécessairement à l’union ; mais de l’unité on arrive difficilement, sinon jamais, à la liberté. Et si l’on y arrive, ce n’est qu’en détruisant une unité qui a été faite en dehors de la liberté.
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