Alphonse Pépin

Élements biographiques

Alphonse Pépin Les barricades en 1832

C’était, évidemment une pensée d’ordre et de paix, pensée, qui était nécessairement la conséquence de la révolution de Juillet, puisque, par cette révolution, la France avait obtenu ce qu’elle demandait depuis quinze ans. Conserver ce qu’elle avait acquis, était son unique besoin, et, pour cela, il fallait l’ordre, et elle ne pouvait y arriver qu’avec l’ordre, qui est la condition même du progrès ; et ceux-là seuls, qui ont voulu le contraire, n’ont jamais, compris quel était le besoin de la société. Ordre et conservation, voilà le système du 13 mars, voilà tout le secret du Juste-Milieu.
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Alphonse Pépin Deux ans de règne, 1830-1832 (1833)

Or, la chambre est le produit des élections, les élections sont l'expression de la volonté de la bourgeoisie, la bourgeoisie c'est le peuple, et la monarchie de juillet n'a pas fait jusqu'ici un pas sans la majorité.
On lui reproche d'avoir donné peu d'honneur et de gloire au pays, car, disait Lamarque : « La gloire est un ciment si puissant, elle environne un trône d'une si brillante auréole, elle fait pousser des racines si profondes à une dynastie nouvelle, qu'il est politique de vouloir la guerre même sans motif. »
Source : Gallica

Alphonse Pépin De l'Opposition en 1831, par Alphonse Pépin… (1832)

Et puis, lorsque la Pologne a succombé digne d'un meilleur, l'opposition, dans sa fureur, a voulu s'en prendre au roi, au ministère et à tout le monde, elle a fait des émeutes, et les patriotes, courant les rues, criaient: Vive la Pologne! quand la Pologne était morte; et les brouillons brisaient les réverbères, forçaient les postes, faisaient des barricades, tout cela pour la Pologne qui avait péri! Mais si la Pologne a péri, à qui donc la faute? et qui pourra dire si ce ne sont pas encore les manoeuvres de l'opposition qui ont causé la ruine des braves de Varsovie ?
Source : Gallica

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