Maurice Lecomte

Résumé

Maurice Lecomte Histoire de Melun (1910)

Le 25 août 1480, il y avait grand mouvement dans la bonne ville de Melun. La population, vêtue de ses plus beaux atours — les damoiselles coiffées de hennins mis à la mode par la feue reine Isabeau — circulait joyeuse et affairée dans les rues, pendant qu'aux portes de l'enceinte fortifiée les habitants des villages voisins se pressaient dans une confusion occasionnée par la largeur insuffisante des ponts-levis, où s'entassaient les gens de pied, les charrettes et les bêtes de somme.
Source : Gallica

Maurice Lecomte Histoire de Melun (1910)

Rien n'étant immuable ici-bas, si ce n'est les grands phénomènes naturels, elle s'est modifiée avec le cours des ans, comme les sociétés qui l'avaient créée, et conserve à peine quelques vestiges de ce qu'elle fût jadis.
La Saint-Jean mettait Melun en liesse. La foule y accourait et s'assemblait dans les prairies de l'Almont, qui s'étendaient des deux côtés de la rivière, depuis son embouchure dans la Seine, jusqu'aux abords du moulin de Poignet.
Source : Gallica

Maurice Lecomte Histoire de Melun (1910)

Le prix du transport de Paris à Melun coûtait quarante-cinq sols ; le voyage en sens contraire trente-cinq sols ; et l'on ne restait pas en route moins de huit heures, même pendant la belle saison. Si le voyage par eau, au moyen des coches d'Auxerre et de Montereau, était moins dur et exempt de cahots, il était cependant plus long et aussi plus périlleux, à cause du passage des ponts encombrés de moulins, et de l'insuffisance des ports d'embarquement. Les causes de calamité n'étaient pas seulement dans le passage des gens de guerre et dans les impôts, mais encore dans la rigueur des saisons.
Source : Gallica

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