Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne L’Archipel en feu

Elle savait que le chef de ces pirates, c’était Nicolas Starkos. Mais ni son calme ni sa fierté ne devaient lui faire défaut.
Et d’abord, ses yeux cherchèrent Henry d’Albaret. Elle ignorait s’il avait survécu au milieu de son équipage décimé. Elle l’aperçut !... Il était vivant... vivant, au moment de subir le dernier supplice !
Hadjine Elizundo courut à lui en s’écriant :
« Henry !... Henry !... »
Les pirates allaient les séparer, lorsque Sacratif, qui se dirigeait vers l’avant de la corvette, s’arrêta à quelques pas d’Hadjine et d’Henry d’Albaret.
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« Je suis étranger, messieurs. J’arrive à l’instant de Zara, autant dire du fond de l’Adriatique, et je ne suis point au courant de ce qui se passe dans les îles Ioniennes.
— Dites alors de ce qui se passe dans l’Archipel ! s’écria le Corfiote, car, en vérité, c’est bien l’Archipel tout entier que Sacratif a pris pour théâtre de ses pirateries !
— Ah ! fit Nicolas Starkos, il s’agit d’un pirate ?...
— D’un pirate, d’un forban, d’un écumeur de mer ! répliqua le gros Anglais. Oui ! Sacratif mérite tous ces noms, et même tous ceux qu’il faudrait inventer pour qualifier un pareil malfaiteur ! »
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Toute sa vie tenait dans celle d’Hadjine. À ce portrait, on pourrait croire qu’il s’agit d’un brave et fidèle chien, un de ces « aspirants à l’humanité », a dit Michelet, « un humble ami », a dit Lamartine. Non ! ce n’était qu’un homme, mais il eût mérité d’être chien. Il avait vu naître Hadjine, il ne l’avait jamais quittée, il l’avait bercée enfant, il la servait jeune fille.
C’était un Grec, nommé Xaris, un frère de lait de la mère d’Hadjine, qui l’avait suivie après son mariage avec le banquier de Corfou.
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