Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ Cependant nos galères s’entre-choquent, leurs proues et leurs flancs se brisent les uns contre les autres. Des navires sont abîmés dans la mer qui s’ouvre pour les engloutir, et les rejette ensuite à sa surface ; d’autres coulent à fond sous leur propre poids. L’un appuie sur les eaux sa carène entr’ouverte et s’enfonce dans l’abîme ; cet autre, brisé, dépouillé de ses superbes agrès, flotte légèrement sur les eaux ; plus de voiles, plus de rames, plus de mât pour soutenir les antennes, il ne reste plus que la carène toute nue qui surnage au hasard sur toute l’étendue de la mer Ionienne. ”
