Nicolas Andry de Boisregard, De la génération des vers dans le corps de l’homme
“ Quelques Modernes, comme nous l’avons déjà insinué, croient que le Tænia n’est qu’un amas de petits Animaux à part, qui se tiennent quelquefois les uns aux autres comme les chaînons d’une chaîne. Fernel [10] , Perdulcis [11] , & plusieurs autres se le sont imaginé ; mais un peu d’examen suffit pour faire voir la vérité de ce que nous avons déja remarqué : sçavoir, que ce ne sont que des portions du Solitaire, lesquelles en se rompant se détachent du corps du Ver ; car le Tænia est si long, qu’il n’est pas possible qu’il ne se casse de temps en temps, sur-tout étant articulé comme il l’est. ”
