Louis Villain

Résumé

Louis Villain Les viandes insalubres (1900)

Aujourd'hui, je pense encore qu'il n'y a pas lieu d'agir différemment et qu'aucune difficulté n'existe pour laisser entrer dans la consommation la viande des vaches sacrifiées à toutes les périodes de la gestation.
Je vais plus loin, et je reconnais que tous recommandent d'envoyer à la boucherie les vaches qui ne peuvent vêler, résultat de cas de dystocie ou celles dont les suites de la parturition ne vont pas à souhait. Et cependant la viande qu'elles fournissent à ce moment est loin d'être parfaite. Qui peut plus peut moins; c'est la logique.
Source : Gallica

Louis Villain Les viandes insalubres (1900)

Si on a été tolérant devant l'avarie superficielle des confitures, du fromage, des jambons, des enveloppes de certains saucissons et, en général, de toutes les surfaces externes des produits conservés par le sel ou le sucre, on doit, je crois, être plus rigide dans l'inspection du pain et de la viande fraîche, substances périssables à bref délai, qu'on doit manger rapidement, substances capitales dans l'alimentation de l'homme et que nos estomacs sont en droit d'exiger sans trace d'avarie.
Source : Gallica

Louis Villain Les viandes insalubres (1900)

A l'instar du professeur Brouardel, le Dr Vallin vient de lancer, à l'Académie de médecine, l'anathème sur le jeune veau dont l'ingestion de la chair est souvent cause de diarrhée. Il rappelle dans sa communication les empoisonnements célèbres où la viande de veau a joué un rôle certain et recommande une sévérilé toute exceptionnelle dans la visite des jeunes veaux vendus sur nos marchés.
Depuis longtemps je partage cette manière de voir. Le veau jeune est le terrain favori pour le développement de tous les microbes ; sa viande gélatineuse doit en effet servir d'excellent bouillon de culture.
Source : Gallica

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