Sonde gastrique

Définition et enjeux

Édouard Agasse-Lafont,  Les applications pratiques du laboratoire à la clinique… (1929)

“ La sonde s'arrête dans cette cavité, s'y enroule; parfois même elle ramène une quantité plus ou moins considérable de liquide et d'aliments qui y séjournent. On croit être dans la cavité gastrique, et cependant celle-ci n'est nullement évacuée, et le clapotage persiste comme auparavant. Cette cause d'erreur est particulièrement importante à connaître : elle peut faire croire à tort à la vacuité de l'estomac ; ou encore fournir un liquide que l'on analyse, croyant analyser le suc gastrique, ce qui conduit, bien entendu, aux conclusions les plus erronées. ”
Source : Gallica

Édouard Agasse-Lafont,  Les applications pratiques du laboratoire à la clinique… (1929)

“ LE CONTENU GASTRIQUE 567
ou d'être obligé d'introduire plusieurs fois le tube (ce que les malades supportent mal) , on peut faire des extractions partielles successives, par exemple de 10 en 10 minutes : on établit ainsi, sur de multiples analyses, les variations des qualités du suc gastrique au cours d'une digestion. La seule objection que l'on peut faire à son emploi est que l'étroitesse du calibre de la sonde s'oppose au passage des éléments solides que renferme l'estomac, et même du mucus. On ne retire donc, par ce procédé, que la partie liquide du contenu gastrique.
”
Source : Gallica

A Laboulais,  Séméiologie et traitement médical de la stase gastrique…

“ Il suffit que l'un d'eux vienne obstruer l'orifice de la sonde pour arrêter tout écoulement de liquide et faire croire à la vacuité de l'estomac alors qu'on peut très bien n'avoir obtenu qu'une minime partie du liquide existant. L'aspiration est impuissante à réamorcer le siphon. Le refoulement d'un peu d'air dans l'estomac suffit parfois à y chasser l'obstacle en désobstruant la sonde. ”
Source : Gallica

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