Gaston Cadoux

Résumé

Gaston Cadoux Revue des Deux Mondes

Les habitans de Londres ont toujours paru médiocrement se soucier de la pureté très relative de leurs eaux de consommation. Cela tient sans doute à ce qu’ils boivent en réalité très peu d’eau : la boisson habituelle de la grande masse est la bière ou le thé. La population riche, qui, chez elle, dans les grands hôtels ou dans les clubs, consomme du vin, semble d’avis, comme le poète latin, que Dieu y a mis d’avance toute l’eau qu’il faut : si d’aventure elle baptise son claret, elle n’use que d’eau soigneusement rafraîchie et préalablement clarifiée.
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Gaston Cadoux Revue des Deux Mondes

De plus en plus, aussi bien sur la voie publique qu’à l’intérieur des habitations, on délaisse l’huile animale. L’huile de baleine, autrefois d’une consommation générale en Angleterre, n’y est plus guère qu’un souvenir évoqué dans les romances sentimentales. Il en est de même, à un degré moindre, de l’huile végétale, dont l’huile de colza constituait le type le plus connu du consommateur français et allemand. Les huiles minérales, auparavant consommées presque exclusivement par les classes pauvres, participent, depuis une quinzaine d’années surtout, à l’éclairage de luxe intérieur.
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L’eau d’Arcueil, alors, relevée par une petite pompe à vapeur, et l’eau artésienne de Grenelle se mélangeaient à l’eau de Seine dans le réservoir du Panthéon. Les sources du Nord se déversaient dans le réservoir de l’abattoir de Ménilmontant dont l’alimentation, était complétée par le canal de l’Ourcq, où 2 000 mariniers versaient leurs déjections. Beaucoup de maisons du vieux Paris se servaient encore d’anciens puits, alimentés par des nappes fort suspectes. Presque tous les étrangers, en arrivant à Paris, payaient un tribut à cette fâcheuse alimentation.
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