Gaz de houille

Définition et enjeux

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier La houille (1869)

L'incendie qu'allume la houille en brûlant spontanément n'inquiète pas beaucoup le mineur ; il peut éteindre, à ses débuts, ce feu lent qui ne se propage que peu à peu, et il arrive presque toujours à le maîtriser. Il n'en est pas de même du feu grisou, le plus terrible fléau du inonde souterrain.
Le charbon de terre dégage de ses fissures un gaz combustible, l'hydrogène protocarboné, qui brûle avec une flamme livide, paisiblement, s'il est pur, mais qui détone avec un épouvantable fracas, s'il est mélangé avec l'air.
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Portrait de Louis Figuier Louis Figuier Les Merveilles de la science

Si le gaz de houille est le plus dispendieux de tous les moyens de chauffage, cela tient à ce qu’il faut le brûler dans un foyer communiquant avec l’air extérieur, c’est-à-dire dans un poêle. Il est indispensable d’évacuer au dehors les produits de la combustion de ce gaz, qui consistent en eau et en gaz acide carbonique. Sans cela il arriverait ce qui arrive quand on brûle du charbon ou du bois dans une pièce close : le charbon en brûlant dégage de l’acide carbonique, qui altère l’air et le rend irrespirable.
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Gaston Cadoux Revue des Deux Mondes

Le gaz riche est fourni par l’ampélite, le boghead, le cannel coal, les schistes bitumineux ou les lignites d’Allemagne. On peut également le préparer à l’aide du bois ou de la tourbe, calcinés en vase clos à haute température. A part d’assez rares exceptions, il n’est pas livré directement aux consommateurs ; on n’en fait généralement usage que pour enrichir le gaz de houille distillé d’après les procédés ordinaires.
Le gaz à l’air, qui n’a pas jusqu’à présent été fabriqué en grand, n’est que de l’air sec saturé de gazoline ou d’essence de pétrole.
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