Gaston Tissandier,
La houille
(1869)
“ L'incendie qu'allume la houille en brûlant spontanément n'inquiète pas beaucoup le mineur ; il peut éteindre, à ses débuts, ce feu lent qui ne se propage que peu à peu, et il arrive presque toujours à le maîtriser. Il n'en est pas de même du feu grisou, le plus terrible fléau du inonde souterrain. Le charbon de terre dégage de ses fissures un gaz combustible, l'hydrogène protocarboné, qui brûle avec une flamme livide, paisiblement, s'il est pur, mais qui détone avec un épouvantable fracas, s'il est mélangé avec l'air. ”
