Benédict Collomb,  La Vérité sur le sort des ouvriers en France… (1842)

“ Dans un livre aussi justement conçu que savamment écrit, un jeune homme, dont nous déplorons tous la perte, Adolphe Boyer, simple ouvrier typographe, s'exprimait ainsi au sujet de la concurrence:
« La concurrence illimitée n'est, pas possible dans le travail ; c'est un rêve , c'est une chimère, et pour s'obstiner à ne pas le voir, il faut être aveugle ou égoiste. » Non-seulément elle est l'ennemie la plus cruelle du travailleur, mais elle tend encore à ramener la nation à un état de misère , de désordre et d'asservissement pire mille fois que l'esclavage antique
”
Source : Gallica

Benédict Collomb,  Union, force et charité. Quelques mots adressés à la classe ouvrière… (1844)

“ Bien souvent l'ouvrier se montrera exigeant et criera à qui veut l'entendre qu'il est exploité. Il traitera d'avare, de ladre l'homme qui ayant 4 ou 500,000 fr. de fortune, fait travailler et voit s'accroître ainsi ce capital. Mais s'il réfléchissait, il verrait que ce patron, ce maître qui court tous les jours les chances d'une banqueroute, d'une faillite importante, a besoin de gagner plus que lui, simple ouvrier qui, tous les samedis ou toutes les quinzaines, reçoit son salaire, sans s'informer si le chef-manufacturier a fait de bonnes affaires dans la semaine ou le mois. ”
Source : Gallica

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