Résumé

Benédict Collomb Union, force et charité. Quelques mots adressés à la classe ouvrière… (1844)

Pense-t-on à fortifier leur esprit, à prémunir leur coeur contre les séductions et les dangers auxquels elles sont exposées ? Non. Pauvres fleurs, vous les voyez s'étioler et périr sous le poids d'un pénible travail, si elles ne meurent flétries et déshonorées par la plus infâme séduction !
Source : Gallica

Benédict Collomb Union, force et charité. Quelques mots adressés à la classe ouvrière… (1844)

Bien souvent l'ouvrier se montrera exigeant et criera à qui veut l'entendre qu'il est exploité. Il traitera d'avare, de ladre l'homme qui ayant 4 ou 500,000 fr. de fortune, fait travailler et voit s'accroître ainsi ce capital. Mais s'il réfléchissait, il verrait que ce patron, ce maître qui court tous les jours les chances d'une banqueroute, d'une faillite importante, a besoin de gagner plus que lui, simple ouvrier qui, tous les samedis ou toutes les quinzaines, reçoit son salaire, sans s'informer si le chef-manufacturier a fait de bonnes affaires dans la semaine ou le mois.
Source : Gallica

Benédict Collomb Union, force et charité. Quelques mots adressés à la classe ouvrière… (1844)

Le bénéfice n'est donc tout naturellement attribué qu'à la force des capitaux , et quelle que grande que soit la consommation, le labeur de l'ouvrier n'en est pas plus payé.
Un tort qu'ont généralement les ouvriers de tous les états, c'est de considérer ceux qui les emploient comme des exploiteurs. —Il suffit, dans un atelier, d'un seul individu qui tienne ce raisonnement pour gangrener les autres , surtout si ce dernier a , par sa position , quelque prépondérance sur les autres.
Source : Gallica

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