Résumé

Jules Poulain Le Dartmoor, ou les Deux soeurs… (1852)

Parvenu à une certaine hauteur, le froid est si intense, qu'il me semble que je traverse les ondes d'un océan glacial ; la neige cristallisée craque en s'enfonçant sous mes pieds ; le ciel sans nuage est d'un azur excessivement pale, et le soleil, qui s'élève à peine; au -dessus de l'horizon, jette des rayons obliques qui éclairent y mais qui ne réchauffent point.
Ma pensée a devancé mes pas : je me plais à songer que Polly, après avoir oublié ses rêves de gloire, a consenti à déposer sa couronne future pour rester
auprès de sa bonne mère
Source : Gallica

Jules Poulain Le Dartmoor, ou les Deux soeurs… (1852)

Sortez d'ici, sir ! dit elle tout-à-coup d'une voix stridente, sortez d'ici! Et puissiez-vous trouver ailleurs le châtiment que mérite vôtre cruelle et déloyale conduite !
Henry salua avec une hypocrite humilité et s'en alla joyeux de son succès, car, sans aucun doute, il pensait avoit mis tous les torts du côté de ma mère; il pouvait dire à Kitty ; Vous le voyez; j'ai cède à vos pressantes sollicitations, je vous ai demandée en mariage et je me suis attiré le refus le plus douloureux, le plus humiliant qu'un honnête homme puisse jamais essuyer!
Source : Gallica

Jules Poulain Le Dartmoor, ou les Deux soeurs… (1852)

Je courus à l'auberge, où veillait encore le fidèle John.
— Une femme se noie ! criai-je ; vite ! John, au secours !
A ce pressant appel, John prit une corde et une espèce de harpon, puis me suivit.
Juste en ce moment, un craquement plus aigu, plus déchirant que les précédents se fit entendre....
— C'est le dernier, pensai-je ; l'arbre est emporté et roule dans le torrent avec la malheureuse Polly.
— Mon Dieu! fit tout-à-coup John, qui m'avait devancé de quelques pas, mon Dieu! c'est miss Mary!
Source : Gallica

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