Antoine-Élysée Cherbuliez

Résumé

Antoine-Élysée Cherbuliez Le Socialisme, c'est la barbarie… (1848)

Pourquoi la liberté d'industrie a-t-elle imprimé à toutes les branches de la production un essor qui leur a fait faire plus de chemin pendant un demi-siècle qu'elles n'en avaient fait pendant deux siècles sous un autre régime ?
Parce que le régime de la liberté est le seul qui permette aux mobiles de l'activité humaine d'acquérir toute leur force, le seul qui rende le travailleur entièrement responsable de ce qu'il fait ou de ce qu'il néglige de faire, le seul qui promette à l'ouvrier une rémunération strictement proportionnée au degré d'intelligence et d'activité qu'il déploie.
Source : Gallica

Antoine-Élysée Cherbuliez Le Socialisme, c'est la barbarie… (1848)

Rappelons-nous, en effet, que l'organisation du travail aurait pour inévitable et premier résultat l'appauvrissement général de la société, parce que la propriété, n'étant plus strictement garantie, ne stimulerait plus à l'épargne et au travail ceux qui possèdent un capital et ceux qui n'en possèdent point encore ; parce que, la condition des ouvriers n'étant plus strictement dépendante de leur activité, de leur prévoyance et de leur aptitude, le stimulant du besoin se trouverait affaibli comme celui de la propriété, le mobile de la crainte comme celui de l'espérance.
Source : Gallica

Antoine-Élysée Cherbuliez Le Socialisme, c'est la barbarie… (1848)

Je vais plus loin, et je dis que la fraternité résoudrait le problème sous toutes les formes possibles de gouvernement et d'organisation sociale. Chez un peuple exclusivement composé de chrétiens parfaits, on ne verrait plus ni fraude, ni discorde , ni misère, ni oppression. L'égalité la plus entière s'établirait d'elle-même entre tous les individus, chacun se faisant un devoir de travailler pour les autres et de partager avec eux ses jouissances. La liberté serait pour tous aussi complète qu'elle puisse l'être, nul ne voulant user de la sienne au détriment de celle des autres.
Source : Gallica

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