Résumé

Société républicaine du progrès social et politique… (1872)

Quand le prolétariat conduit par l'Internationale demande le retour en ses mains du fonds social, il est certain qu'il n'a qu'un but, c'est de le consommer. Il ne se doute guère que la bourgeoisie dépositaire du fonds social, qui l'augmente tous les jours, rend, par cela même, un immense service économique. C'est elle qui permet ainsi les entreprises nouvelles de se fonder et de prospérer. Le prolétariat n'a pas l'air de se douter que la réalisation de son programme, aboutissant à un rapide épuisement du fonds social, serait la misère pour tous, et qu'il serait le premier à en souffrir.
Source : Gallica

Société républicaine du progrès social et politique… (1872)

Si l'on cherche pourquoi les campagnes sont satisfaites, on trouve que la cause en provient de ce qu'il existe, au profit de chacun, la possibilité de devenir propriétaire par le travail et l'économie. La terre pouvant, se diviser pour ainsi dire à l'infini, et la loi sur la licitation et le partage des biens ayant facilité merveilleusement ce mouvement de division, chacun peut y trouver son compte. Le paysan, c'est-à-dire l'ouvrier des campagnes, entre peu à peu en possession du sol, et c'est le sentiment de la propriété qui a fait du paysan français un conservateur.
Source : Gallica

Société républicaine du progrès social et politique… (1872)

Mais l'ouvrier, pourquoi épargnerait-il, puisque son économie ne saurait trouver un placement immédiat? Quand un homme est convaincu de l'inutilité de ses' efforts, il cesse d'en faire et la démoralisation s'ensuit immédiatement.
Peut-on faire un crime aux ouvriers des Tilles de trouver mauvais cet ordre de choses, et de chercher à le modifier à leur profit? Tout homme de bonne foi doit répondre : — Non.
Dans l'état actuel de la production, l'ouvrier reçoit un salaire; le capital engagé perçoit un intérêt; le patron, seul responsable des pertes, conserve tous les bénéfices.
Source : Gallica

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