Résumé

Alfred Des Essarts La richesse des pauvres : légende limousine… (1869)

Durant le temps que lui prit son retour de Sarlat à Privasset, Joseph Humbert, contre sa coutume, roula dans son esprit de douces et fortifiantes pensées. Il avait trouvé un ami, — un ami tel que tant de fois il l'avait rêvé!—Il était estimé de quelqu'un, lui qui avait tant besoin de l'estime, ce pain de l'âme !
Ce n'était pas qu'il se flattât de l'espoir de revoir jamais Prosper Archambauld. Quelque chose lui disait qu'un adieu éternel avait été échangé entre le jeune homme et lui : mais le mot « adieu » ne signifie absence que pour les yeux, quand les coeurs sont unis.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts La richesse des pauvres : légende limousine… (1869)

Son bonsoir me manquera... Je ne suis pas habituée à être aimée.
Puis, contenant d'un regard les paroles qui allaient sortir de la bouche du jeune homme, Claudine pressa son père de continuer le récit. Si elle s'était émue du sort de Job, ce fut bien autre chose quand elle apprit à quel danger Joseph s'était exposé. Elle n'y put tenir et elle se jeta dans les bras du plus généreux, du plus méconnu dès hommes ; elle le couvrit de larmes et de baisers. Tandis qu'elle admirait son père, c'était elle que Prosper admirait.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts La richesse des pauvres : légende limousine… (1869)

Est-ce que ça me regardait moi si vous aimiez mademoiselle Hélène !...
— Taisez-vous, mère Garnier, taisez-vous !
— Oh ! me taire, moi qui vous dois tant d'excuses! Eh bien, après? Vous l'aimiez c'te jeunesse mais sans l'offenser. N'y avait pas d'affront. Tous les jours ça se voit. J'ai eu la méchanceté de vous espionner, d'aller raconter la chose à votre oncle et de le mettre en colère contre vous.
Louise intervint. Il était temps ; car Jules, suffoqué par l'émotion, ne savait plus quelle contenance, tenir.
— Monsieur Grellet, dit Louise, ne soyez pas ainsi embarrassé.
Source : Gallica

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