Auguste Gautereau

Résumé

Auguste Gautereau La famille Pitou (1846)

Comme bien on le pense tout le monde est sous les armes : Mme Pitou se promène au jardin, dans l'allée du milieu, celle d'où on l'aperçoit le mieux de la cour ; elle s'appuie tendrement sur le bras de son époux, et forme ainsi un touchant tableau qui ne peut que faire une impression favorable sur l'âme des arrivants, et redoubler leur empressement à jouir d'une félicité semblable à celle qu'elle paraît goûter. En même temps Adèle et Léonie, par ordre supérieur, consignées à leur piano, en font vibrer les notes.
Source : Gallica

Auguste Gautereau La famille Pitou (1846)

Alors le banquier se releva ; et, prenant par les deux oreilles le lièvre étouffé, il le montra à la compagnie toute ébahie au moment où le garde-champêtre, et quelques gamins faisant les fonctions de porte-carniers, rapportaient au chasseur son fusil qu'ils avaient retrouvé dans la pièce de blé.
« - Pas besoin! pas besoin! » s'écria Pitou en riant de tout son coeur; « quand on chasse comme chasse monsieur, le fusil est inutile. Allons, messieurs, la salve générale en l'honneur des dames et de monsieur que je déclare ici le roi de la chasse. - Vive le roi ! » cria Pitou.
Source : Gallica

Auguste Gautereau La famille Pitou (1846)

Pitou remplit de nouveau son assiette, en poussant un soupir mélancolique.
« - J'en mange beaucoup de cette crême, » dit-il tristement en branlant la tête; « j'en mange trop » - enfin, il mangea tout.
Une demi-heure après l'achèvement de son déjeûner, il était à la fenêtre de la rue, entretenant la fallacieuse espérance d'une digestion claustrale. Mais madame Pitou survint - et, en examinant la physionomie de sa femme, Pitou reconnut, avec cette sagacité qui distingue les marins et les maris, qu'un orage allait éclater -il ne s'était pas trompé.
Source : Gallica

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