Résumé

Jeannot. Conte inédit (1884)

Et baissant néanmoins la voix, comme pour plus de sûreté: - Ecoute, tu n'as qu'une chose à faire. Donne-moi ton cochon et prends mon oie. Je me compromets, je le sais, à mon tour ; mais, comme je connais par cœur les moindres sentiers, on sera bien malin si l'on me dépiste, et toi, tu pourras poursuivre ton chemin la tête haute.
Dans l'effusion de sa reconnaissance, Jeannot fit le geste de se pendre au cou de son sauveur; mais celui-ci esquiva l'étreinte, en disant : — Vite, vite ! un instant de retard peut tout perdre.
Source : Gallica

Jeannot. Conte inédit (1884)

Il n'avait pas fini de parler que l'autre s'était dessaisi de son oie et emparé de la pierre magique, laquelle n'était qu'un vulgaire caillou que le scélérat de rémouleur avait ramassée sur la route.
Jeannot ne s'en alla pas moins débordant d'allégresse et se disant : — Toujours un jaunet en poche, voilà ce que j'appelle une belle profession! La fortune me gâte décidément, et je me demande si ma bonne mère voudra me croire, quand je lui raconterai cette suite de prodigieuses aventures.
Source : Gallica

Jeannot. Conte inédit (1884)

Voilà le rémouleur, Dont la roue, à toute heure, Affile les couteaux, Repasse les ciseaux, Et aiguise les faux. Voilà le rémouleur !
Quelques bonnes femmes lui apportent leurs instruments ébréchés ; la machine entre aussitôt en mouvement.
La manivelle grince, la meule ronfle, la lame d'acier humide étincelle, et il faut voir aller le pied de l'aiguiseur, dont le gosier siffle et fredonne tour à tour.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature