Résumé

W. Fortunio Manuel Donato, danseur espagnol monopode (1866)

Danseur Espagnol monopode-
Manuel Donato n'a rien de commun avec la Béatrix Donato qu'a chantée Musset; il est né sous le beau ciel de l'Espagne, le ciel de l'insouciant Gil Blas et du bouillant Rodrigue.
Manuel n'est donc pas un Espagnol de carton, mais un pur-sang, tout ce qu'il y a de plus pur, je vous l'assure. Il appartient il une famille honorable de Madrid; son père, don Lopez, s'est acquis une réputation brillante dans l'exercice de la chirurgie; il possédait, comme homme, des qualités rares et précieuses.
Source : Gallica

W. Fortunio Manuel Donato, danseur espagnol monopode (1866)

Il choisit la danse ! Pourquoi la danse plutôt que le chant, me direz-vous ?–Et pourquoi le chant plutôt que la danse, vous demanderai-je ?
A quoi Donato peut nous répondre avec le dicton, aussi usé qu'un vieux sou : « Les goûts sont dans la nature. » Il suivit les leçons d'un professeur ad hoc, qui
au bout de quelques mois d'étude, le fit entrer à l'un des théâtres de Madrid en qualité de deuxième danseur.
Source : Gallica

W. Fortunio Manuel Donato, danseur espagnol monopode (1866)

Cela fait : « Voici, dit-il, 300 florins de perdus ! »
Il avait parié cette somme que Manuel n'avait qu'une seule jambe.
Puis prenant Donato à part, il lui tint à peu près ce langage : « Dix mille florins à gagner si vous acceptez ma proposition. Ecoutez, dans deux ou trois jours, je propose le même pari à la personne qui me gagne ce soir, l'enjeu sera de 20,000 florins, la moitié pour vous, si d'ici là vous vous faites couper une jambe. »
Source : Gallica

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