Résumé

Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 3 avril 1917

L’eau sale, vidée dans la cour, regagne le puits à toute jambe jambe, pour servir de nouveau quelques heures après. Je n’ai jamais vu d’eau aussi durable ; il a beau en coller à notre peau sous forme de lèpre, il en reste toujours xxxxxxx un peu pour ceux qui suivent. Mais elle est aussi de plus en plus grasse. Pendant les deux jours qui suivent le bain, on ne mange presque pas. Le spectacle d’une demi-douzaine de mâles de vingt-cinq à quarante ans assis chacun dans sa cuve, les jambes par-dessus bord, est assez réjouissant
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Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 3 avril 1917

Pendant quinze jours j’ai mangé des beans et du bacon tous les matins, sans en xxxxxxx manquer un seul (de matin) . Depuis mon arrivée je cherche, dans tous les villages où nous cantonnons, une maison qui ne soit pas un débit, une cantine xxxxxxx ⁁ou estaminet ; xxxxxxx un puits de ferme qui ne reçoive, en même temps que les eaux du ciel, le jus de la crotte de poule et le pipi des enfants ; xxxxxxx une cour qui ne serve également aux gens et aux bébés pour y faire vaquer et, de temps à autre, s’y soulager. Hier j’ai conduit au bain soixante hommes au bain à quatre milles de distance.
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Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 3 avril 1917

Ils sont tous bien résolus à recommencer xxxxxxx sitôt le danger passé.
Je ne crois pas que vous connaissiez un seul de mes officiers, à l’exception peut-être du major Dubuc et de Vanier. Celui-ci est maintenant tout entier au travail de bureau. L’autre est de même trop occupé pour sortir. Il n’y a que le colonel qui, malgré ses accablantes occupations, trouve toujours moyen de faire chaque jour le tour des tranchées. Celui-là est un homme comme il s’en fait peu.
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