Résumé

Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Théâtre complet, volume 9

Marthe. — C’est les odeurs de Pantin, papa, c’est signe qu’il fera beau.
Follentin. — Et voilà où en est Paris aujourd’hui ! pour qu’il fasse beau, il faut que ça sente ça : Pantin ! Et tu trouves que c’est un siècle, toi ? On ne peut plus même être tranquille chez soi ! On ne peut pas ouvrir la fenêtre sans avoir les oreilles cassées, le nez empuanti. On ne sait que faire pour vous embêter ! Tout est imposé, jusqu’à la lumière et l’air que nous respirons ! Et voilà l’air que l’on nous donne pour notre argent !
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Théâtre complet, volume 9

Seule, la pendule n’est plus sur la cheminée. Au lever du rideau, orage, éclairs et tonnerre.
Scène Première
FOLLENTIN dans son lit dont les rideaux sont fermés, Madame FOLLENTIN et MARTHE, en toilette du matin Marthe. — Quel orage, Mon Dieu !
Coup de sonnette. Madame Follentin. — Tiens ! va voir ! on sonne ! (Pendant que Marthe va ouvrir, montrant le lit.) Et dire que voilà vingt-quatre heures qu’il dort comme ça !
Gabriel entre vivement, introduit par Marthe, trempé comme une soupe, un parapluie ruisselant. Madame Follentin et Marthe. — Oh ! vous !
Gabriel. — Oui ! oui ! Follentin !
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Théâtre complet, volume 9

Marthe. — S’il nous a laissé 320 000 francs, ce n’est pas dans une mauvaise intention.
Follentin. — Est-ce que je sais ! Le monde est si méchant ! Il n’y a qu’à voir la joie des gens quand il vous arrive quelque chose de désagréable. Tiens ! rien que tout à l’heure, en revenant — Dieu sait si j’étais embêté ! — Eh bien ! je n’ai rencontré que des mines épanouies, des gens qui riaient ! J’ai la mort dans l’âme et Paris illumine !
Madame Follentin. — Mais ce n’est pas pour toi ! C’est pour l’arrivée du roi d’Espagne !
Follentin. — Je m’en fiche, de ton roi d’Espagne !
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