Ida von Hahn-Hahn

Élements biographiques

Portrait de Ida von Hahn-Hahn Ida von Hahn-Hahn La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn… (1864)

Faustine ! s'écria Walldorff, dont toute la physionomie changea en un moment... C'est Faustine qui vous a chargé de me voir... Juste ciel! elle pense encore à moi!... à moi, qui ne cesse pas un seul instant d'être possédé de son souvenir!... et cela doit-être : la nature des choses le veut ainsi. Penser fortement à quelqu'un, c'est le contraindre de penser à vous, il existe un fluide magnétique entre les âmes... Oh ! je ne veux point que Faustina puisse m'oublier. Ma pensée forcer a sa pensée... A votre santé, Feldern, et, cette fois, faites-moi raison.
Source : Gallica

Portrait de Ida von Hahn-Hahn Ida von Hahn-Hahn Pérégrin, par la Csse Ida Hahn-Hahn… (1865)

Mais oui, chère enfant ; quelque invraisemblables qu'elles soient, ces choses-là arrivent cependant en ce monde, ajouta lord Arran.
Héliade se tut. Elle fut toute la soirée dans une sorte de rêve; elle allait et venait, elle parlait et agissait comme si ses facultés avaient été voilées et engourdies; lorsque enfin elle se retrouva seule dans, le calme et la solitude de sa chambre, elle mit sa tête dans ses mains, et murmura : Le comte Pérégrin de Gorm.... Mariano Torrigi le joueur de violon.... est-il vraiment possible que ce soit la même personne ! Oh ! c'est affreux !
Source : Gallica

Portrait de Ida von Hahn-Hahn Ida von Hahn-Hahn La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn… (1864)

Faustine, répondit Anastase, croyez-vous donc que rien puisse nous empêcher de nous rejoindre, si ce n'est notre propre volonté?
— Oui, répliqua-t-elle en secouant la tête d'un air mélancolique... oui, je le crois.
— Vous le croyez, dites-vous ! s'écria le baron avec véhémence, vous le croyez !... Faustine! Faustine! si vous admettez une telle possibilité, nous sommes déjà séparés.
— Anastase ! dit-elle lentement, la mort sépare les coeurs les plus tendrement unis; la mort...
— Que parles-tu de mort ! interrompit le baron hors de lui, tu ne mourras point... Et moi, si je venais à mourir.
Source : Gallica

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