Résumé

La vénérable mère dona Béatrix de Silva (1879)

Les récits contemporains sont impuissants à dire ce que le Ciel avait accordé de beauté, de modestie et de vertu à cette créature privilégiée, qui n'avait pas sa pareille en Portugal et en Castille. Digne sans orgueil, grande sans fierté, d'une grâce exquise sans recherche, discrète comme par une sorte d'instinct, elle voulait, avant tout et par-dessus tout, être animée de l'esprit de la véritable piété.
Rien ne paraissait manquer à la perfection morale et physique de celle que la miséricorde divine avait destinée à devenir la fondatrice de l'ordre de l'Immaculée-Conception.
Source : Gallica

La vénérable mère dona Béatrix de Silva (1879)

En même temps qu'éclatait cette vive lumière, il parut sur le front de la vénérable mourante une brillante étoile d'or qui attira tous les regards. Ce ne fut pas sans une profonde émotion que tous ceux qui étaient présents virent ce signe par lequel DIEU semblait se plaire à faire connaître la sainteté de sa servante. L'administration de l'Extrême-Onction
fut en tin terminée et, tandis que les assistants étaient dans la stupeur et les larmes, Dona Beatrix, dans la paix que donne l'assurance de la bienheureuse éternité, laissait la mort achever lentement son œuvre.
Source : Gallica

La vénérable mère dona Béatrix de Silva (1879)

La félicité de la terre est loin de reposer sur des fondements solides : les disgrâces qui affligèrent subitement Dona Beatrix en sont une preuve évidente. La paix dont elle jouissait ne dura que jusqu'au moment, qui ne tarda pas à venir, où une foule de concurrents se présentèrent, se disputant l'honneur de lui offrir leur main. Ces compétitions ardentes ne furent pas le seul chagrin qu'eut à supporter la servante de DIEU : la reine elle-même s'en émut, et bientôt se laissa aller à une jalousie que rien ne pouvait justifier.
Source : Gallica

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