Résumé

Conte Bouddhique

La courtisane, en voyant ce beau jeune homme paré de toutes les grâces de la jeunesse, dit à sa servante : — Est-ce là le marchand Sounanda ?
— C’est lui-même, répondit la servante.
Zangmo, remplie de joie, récita cette stance :
Charmant jeune homme, en vérité,
Que tu sois noble ou non, riche ou bien sans richesses,
En te voyant riche de ta beauté,
Les femmes de leur cœur ne seront plus maîtresses !
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Conte Bouddhique

Elles abandonnent celui qui est ruiné comme les oiseaux l’arbre qui n’a plus de fruits ; n’avez-vous donc jamais entendu dire qu’il en était ainsi ?
Zangmo, c’est donc seulement pendant qu’il a des trésors à te donner qu’un homme sait te plaire ?
— Seigneur, tant qu’Indra verse la pluie, les torrents de la montagne coulent ; tant qu’un homme a des trésors à donner à la courtisane, elle est à lui.
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Conte Bouddhique

On lui envoya donc un messager qui lui fit connaître le désir des marchands.
Sounanda se disposait à partir quand Zangmo, le retenant par le bord de son vêtement, lui dit : — Seigneur, il y a deux raisons pour satisfaire ses désirs, ce sont la beauté et la jeunesse. Vous êtes jeune, vous êtes beau, restez encore quelque temps dans l’asile de la jeunesse à jouir de ses plaisirs. C’est dans la maison du vieillard qu’il conviendra d’amasser des trésors !
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