Résumé

Lucien Malloizel Étude de la sécrétion salivaire réflexe… (1905)

Les sécrétions psychiques — Quand une impression gustative se produit pour la première fois, le cerveau est déjà en jeu. La perception du goût de la substance employée est déjà un acte psychique. La réponse glandulaire est peut-être déjà sous la dépendance de cet acte psychique.
Mais l'intervention cérébrale est certainement plus importante si la salivation se produit à la seule vue de l'aliment. Il n'y a plus seulement une perception, il y a intervention de la mémoire, de l'association des idées, du jugement. C'est cette sécrétion que Pawlow a appelée sécrétion psychique.
Source : Gallica

Lucien Malloizel Étude de la sécrétion salivaire réflexe… (1905)

La sécrétion psychique devance la sécrétion par réflexe sensoriel et acquiert ainsi une grande importance ; elle amorce la sécrétion gustative. Pour les substances inconnues au chien, elle n'existe pas. Il est des substances que le chien croit reconnaître, tandis qu'il se trompe en réalité. Il salive alors, comme s'il ne se trompait pas.
Nous avons plus haut émis l'hypothèse que c'est « l'aliment » qui produit la salivation visqueuse ; nous trouvons dans les faits précédents quelques confirmations de cette idée.
La salive psychique visqueuse ne se produit qu'avec des aliments.
Source : Gallica

Lucien Malloizel Étude de la sécrétion salivaire réflexe… (1905)

On donne de la viande au premier chien, sa salive s'écoule visqueuse. Le second qui le regarde manger a aussi une salivation visqueuse. On donne alors au premier du sel; il manifeste aussitôt son dégoût, en même temps que sa salive devient aqueuse; or l'autre chien a aussi une salive aqueuse. En redonnant de la viande au premier, les deux salives redeviennent visqueuses.
On voit que, pour un excitant donné, la sécrétion par
perception gustative et la sécrétion psychique par images visuelles sont absolument identiques.
Source : Gallica

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