Résumé

Léon Collongues Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité des maladies par l'auscultation des doigts… (1862)

Dans le premier état, c'est la vie, c'est le mouvement, c'est l'action; dans le second, c'est l'image de la mort, c'est l'inaction, la résolution complète. La contraction musculaire est éteinte dans le sommeil ; mais le bourdonnement existe, et s'il y a des différences d'intensité dans le bourdonnement de l'homme qui veille et du même homme qui dort, il n'y a pas de différence dans le ton ou la note produite ; donc l'amplitude de la vibration joue un grand rôle dans la vie du mouvement.
Source : Gallica

Léon Collongues Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité des maladies par l'auscultation des doigts… (1862)

BOURDONNEMENT. —Chez l'homme, la femme, le vieillard, l'enfant, le bourdonnement est un phénomène constant et général.
On l'entend à la tête, où il est perçu, tantôt sur un point, tantôt sur un autre ; au cou, où il est distingué du bruit de l'air qui traversé la trachée-artère et des battements des carotides ; il est masqué à la poitrine par le murmure respiratoire et les battements du coeur; à la région abdominale, tantôt il est perçu, tantôt il ne l'est pas ; aux membres supérieurs et inférieurs, on l'entend presque toujours distinctement.
Source : Gallica

Léon Collongues Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité des maladies par l'auscultation des doigts… (1862)

Le bourdonnement n'obéit pas à la volonté, et il est absent, malgré la contraction des muscles. Si le malade est dans le délire et qu'il soit dans une période d'excitation, la contractilité est poussée jusqu'à la roideur, ou bien jusqu'à la convulsion. Or, ces degrés de la contraction musculaire sont les plus violents, et le bourdonnement ne suit en aucun rapport ces mouvements pathologiques : il est absent ou intermittent, ou bien passe d'un octave à un autre plus grave, jusqu'au silence complet, et se trouve ainsi dans les lois qui établissent que le malade court le plus grand danger.
Source : Gallica

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