Résumé

Victor Hau Anévrismes latents de la crosse de l'aorte… (1903)

L’examen thoracique lui-même ne fait souvent que confirmer cette première impression, car nous verrons tout à l’heure combien est fréquente la coïncidence de l’anévrisme et de la tuberculose. Tout ce qu’on peut dire, c’est que la simple constatation d’une hémoptysie ne doit pas suffire à écarter le diagnostic d’anévrisme, qu’il faut au contraire s’attacher à ce symptôme s’il présente quoi que ce soit d’anormal soit en lui-même, soit dans ses rapports avec les autres symptômes fonctionnels ou physiques.
Source : Gallica

Victor Hau Anévrismes latents de la crosse de l'aorte… (1903)

L’essentiel est donc de faire le diagnostic de la compression médiastinale, nous avons vu la richesse de la liste des symptômes pouvant aider à ce diagnostic.
Il est bien certain aussi que l’éducation personnelle joue un grand rôle. Pendant le trop court semestre passé dans son service, nous avons vu notre maître, M. Garel, dépister l’anévrisme là où d’autres n’avaient vu qu’une affection banale, il nous a appris que sous le timbre anormal d’une toux retentissante, il fallait savoir entendre la compression bronchique, sous certains enrouements vulgaires une voix bitonale.
Source : Gallica

Victor Hau Anévrismes latents de la crosse de l'aorte… (1903)

Nous pouvons ainsi résumer les caractères pathognomoniques de la toux de compression: forte, bruyante, profonde, à timbre caverneux, à retentissement sonore.
Ces caractères sont constants : chaque lois qu’un sujet porteur d’une compression broncho-trachéale toussera, il toussera comme un chien ; ceci ne veut point dire qu’il devra forcément tousser, que sa sténose est cause de toux; mais vienne le malade à s’enrhumer, il tousse en aboyant. Peu importe la cause de la toux, elle est aboyante; elle ne peut plus être autre, tant que dure le rétrécissement bronchique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature