Résumé

Georges Poyet Manuel pratique de laryngoscopie et de laryngologie (1883)

Ce sont encore les crachats qui sont le plus souvent la cause des quintes de toux que l'on trouve dans le cours de la phthisie laryngée. Visqueux, collants, ne glissant pas sur la surface de la muqueuse dépolie ou ulcérée, les efforts de toux ne les rejettent qu'incomplètement hors du larynx et l'inspiration les fait pénétrer de nouveau dans la trachée. C'est pendant un certain temps un va-et-vient qui occasionne un chatouillement fort pénible de l'organe vocal irrité et qui entretient non seulement la toux mais encore la dyspnée.
Source : Gallica

Georges Poyet Manuel pratique de laryngoscopie et de laryngologie (1883)

Si l'ulcération est peu étendue, elle prend un aspect fistuleux, ses bords paraissent être durs ; ils sont déchiquetés, rentrés en dedans, et, pendant les efforts de toux, on en voit sourdre du pus. Si au contraire elle est un peu étendue, ses bords sont amincis, violacés, décollés ; elle est couverte d'un pus crémeux qui baigne tout le larynx, mélangé de mucosités visqueuses quelquefois striées de sang.
Les ulcérations qui ont pour siège l'épiglotte ne prennent jamais de grandes proportions : elles sont en général petites, arrondies et manifestement développées au niveau des glandes.
Source : Gallica

Georges Poyet Manuel pratique de laryngoscopie et de laryngologie (1883)

Il ne nous est pas plus possible de dire pourquoi une gomme syphilitique se développe aux dépens de l'une des parties constituantes du larynx que de donner la cause de leur développement dans un viscère quelconque, poumon, cerveau, foie. Tout au plus, pouvons-nous hasarder que peut-être l'irritation prolongée de l'organe vocal chez des syphilitiques n'ayant le plus souvent suivi que des traitements incomplets favorise le développement de l'affection.
Source : Gallica

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