Dysphonie

Définition et enjeux

A Sandras,  La voix modifiée par les inhalations (1894)

“ Dans l'aphonie nerveuse, le laryngoscope ne montre aucune trace d'inflammation : les cordes vocales ont conservé leur blancheur, mais elles se rapprochent mal, elles se tendent incomplètement, d'où dysphonie. Le plus souvent, cette a phonie nerveuse est causée par le froid qui amène la paralysie du nerf laryngé externe; or ce nerf anime le muscle crico-thyroïdien, muscle tenseur par excellence des rubans vocaux.
L'aphonie nerveuse peut encore se produire
sous laseule influence de l'émotion et persister très longtemps après la disparition des autres troubles qui ont pu l'accompagner.
”
Source : Gallica

Ludovic Marchand,  Manuel de neurologie à l'usage des praticiens et des étudiants (1909)

“ La dysarthrie est très accusée, la voix est monotone, hésitante, explosive ; le sujet ne peut prononcer les labiales et le langage peut devenir incompréhensible. La paralysie des muscles des joues, des lèvres, de la langue, entraîne des troubles de la déglutition, de la mastication ; le sujet avale souvent de travers. On peut constater la parésie des muscles du larynx. Très souvent, la dysarthrie et la dysphonie (troubles fonctionnels de la parole) sont souvent plus accusées que les signes objectifs paralytiques. ”
Source : Gallica

Ernest Barié,  Étude sur la ménopause (1877)

“ Ce dernier processus répond exactement à ce que Jaccoud appelle dysphonie, voix bitonale, dénominations qui conviendraient mieux à cette observation, que le terme beaucoup trop général d'aphonie.
La malade était d'un tempérament nerveux, il importe de le remarquer, car ces accidents ne semblent se produire que chez des malades sous le coup du nervosisme. — Le pronostic de pareilles affections n'est pas grave, en ce sens qu'elles guérissent le plus souvent quand la femme devient plus âgée.
”
Source : Gallica

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