Résumé

François-Pierre Emangard Traité pratique du croup, et examen critique de quelques opinions sur cette maladie… (1827)

Si on a égard à l'étroitesse du larynx chez l'enfant, a-t-on besoin, pour expliquer l'anxiété et les angoisses qu'il éprouve pendant un accès de croup très-aigu, d'admettre que cette phlegmasie est compliquée du spasme des muscles du larynx. L'activité des muscles qui peuvent faciliter l'entrée de l'air dans les poumons n'est-elle pas naturelle, n'est-elle pas le résultat des efforts instinctifs que fait, pour sa conservation, tout animal en danger de périr?
Source : Gallica

François-Pierre Emangard Traité pratique du croup, et examen critique de quelques opinions sur cette maladie… (1827)

Certes, dans un accès violent de croup , ou vers sa fin, quand il doit devenir funeste, la menace de suffocation développe une activité extraordinaire de tous les muscles , activité qu'on a pu considérer comme du spasme ; mais les signes pathognomoniques du croup n'ont pas disparu, et subsistent jusqu'à la mort. Dans l'asthme convulsif, le spasme est observé au début, dure jusqu'à la fin, la respiration a un caractère particulier, et aucun des signes qui font reconnaître le croup n'est concomitant.
Source : Gallica

François-Pierre Emangard Traité pratique du croup, et examen critique de quelques opinions sur cette maladie… (1827)

D'après les lois positives de la physiologie, pour qu'il y ait spasme, des muscles du larynx , il faut que la douleur de cette partie, transmise au centre nerveux, soit assez forte pour exagérer son action, le faire participer à l'irritation primitive jusqu'à produire la convulsion : or, rien de semblable n'a lieu au début du plus grand nombre des croups. La voix est déjà enrouée, la toux rauque et profonde, que la respiration s'exécute encore assez facilement pour que l'anxiété n'existe pas.
Source : Gallica

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