Résumé

Emile Bordet Le Coeur et l'aorte, études de radiologie clinique… (1913)

Le document impersonnel est un document mort. S'il est parfaitement capable de nous renseigner sur la position d'un corps étranger, le siège, la conformation d'une tumeur, il n'est pas en état de traduire à nos yeux la vie d'un organe perpétuellement en mouvement. Quand il s'agit du coeur, sa vie se manifeste par l'énergie de ses battements, l'étendue de ses déplacements, la densité de ses ombrés ; quand on examine une artère, il est extrêmement instructif de noter l'amplitude de ses pulsations, la flexuosité de ses contours, le degré de transparence ou d'opacité de ses parois.
Source : Gallica

Emile Bordet Le Coeur et l'aorte, études de radiologie clinique… (1913)

La présence d'un liquide, de quelque nature qu'il soit, dans la cavité du péricarde, s'accompagne bien, à la palpation, de l'éloignement de la pointe du coeur, à la percussion, de l'augmentation de l'aire de matité cardiaque et, à l'auscultation, de la disparition des bruits ordinairement perçus, mais chacun sait qu'il n'est pas un de ces signes qui ne puisse coïncider avec une toute autre affection.
Source : Gallica

Emile Bordet Le Coeur et l'aorte, études de radiologie clinique… (1913)

Et, ici, c'est la radiographie et la radioscopie qui sont toutes deux aussi impuissantes
impuissantes tracer sur le cliché ou sur l'écran le perpétuel mouvement des diverses parties du coeur. Il faudra pour y arriver d'autres ressources que celles dont nous disposons actuellement; si la cinémato-radiographie devient un jour d'application courante, il n'y a pas de sujet qui s'offrira alors à son objet de façon plus palpitante que la cardiologie.
Source : Gallica

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