Emile Bordet, Le Coeur et l'aorte, études de radiologie clinique… (1913)
“ Le document impersonnel est un document mort. S'il est parfaitement capable de nous renseigner sur la position d'un corps étranger, le siège, la conformation d'une tumeur, il n'est pas en état de traduire à nos yeux la vie d'un organe perpétuellement en mouvement. Quand il s'agit du coeur, sa vie se manifeste par l'énergie de ses battements, l'étendue de ses déplacements, la densité de ses ombrés ; quand on examine une artère, il est extrêmement instructif de noter l'amplitude de ses pulsations, la flexuosité de ses contours, le degré de transparence ou d'opacité de ses parois. ”
