Résumé

J. Binet Les rayons de Röntgen et les anévrysmes de l'aorte thoracique (1909)

DIAGNOSTIC CLINIQUE AVANT LES RAYONS X
« Il est peu de maladies aussi insidieuses que l'anévrysme de l'aorte ; on ne le reconnaît que lorsqu'il se prononce à l'extérieur; on peut à peine le soupçonner lorsqu'il comprime quelque organe essentiel et en gêne les fonctions d'une manière graive ; et lorsqu'il ne produit ni l'un ni l'autre de ces effets, souvent le premier signe de son existence est une mort aussi subite que celle qui est donnée par un coup de feu. »
Source : Gallica

J. Binet Les rayons de Röntgen et les anévrysmes de l'aorte thoracique (1909)

DIAGNOSTIC POSITIF. — Un malade présentant une tumeur nette, circonscrite, sphérique, du volume d'une noix à celle d'une tête d'adulte, de consistance molle, irréductible, animée de battements simples ou doubles, mate à la percussion et qui, à l'auscultation fera entendre deux claquements identiques à ceux du cœur et deux souffles, tout cela joint à des battements des grosses artères et des capillaires, en
amont, un pouls retardé en aval et affaibli, une moindre amplitude au sphymographe, un tel malade, disons-nous, n'entraînera pas grande hésitation de diagnostic.
Source : Gallica

J. Binet Les rayons de Röntgen et les anévrysmes de l'aorte thoracique (1909)

DIAGNOSTIC DU SIÈGE. — Au sujet du SIÈGE, le praticien peut se trouver embarrassé avec un anévrysme brachio-céphalique, bien que les signes en soient moins intenses, la marche plus rapide, la tumeur plus près de la clavicule à droite, le pouls retardé dans la carotide droite en même temps que dans la radiale ; — un anévrysme de l'origine de la carotide gauche, retard du pouls dans la carotide seule, dans ce cas, — ou enfin un anévrysme de l'origine de la sous-clavière gauche, dans ce cas le retard du pouls ne portant que sur l'humérale.
Source : Gallica

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