Herbert George Wells,
La Guerre des mondes
“ On peut se représenter aussi, le soudain redoublement d’attention, les volutes et les replis épais de ces ténèbres qui s’avançaient contre le sol, s’élevaient vers le ciel et faisaient du crépuscule une obscurité palpable ; cet étrange et horrible antagoniste enveloppant ses victimes ; les hommes et les chevaux à peine distincts, courant et fuyant, criant et hennissant, tombant à terre ; les hurlements de terreur ; les canons soudain abandonnés ; les hommes suffoquant et se tordant sur le soi, et la rapide dégringolade du cône opaque de fumée. ”
