Adolphe Brassard, Les Mémoires d’un soldat inconnu
“ Mais eux, c’est la barbarie et nous, c’est la civilisation, et, dans le moment, la civilisation triomphe. Mais la souffrance ne connaît pas de frontière, c’est vrai : je souffre de la souffrance de ce malheureux. Je lui ai porté le coup mortel mais, maintenant, je voudrais soulager sa douleur, et ce n’est pas un homme qui donne de nouveau à boire à un autre homme : c’est une souffrance qui se penche et s’unit à une autre souffrance. Mais le guerrier remonte à la surface, je ne veux plus m’apitoyer. Lui, c’est l’ennemi, il est terrassé et c’est justice. ”
