Léonide Ferland,
Entre deux rives
“ C’est-à-dire que, tour à tour, ses unités sont dirigées vers les points les plus menacés où, sous le poids des attaques et l’avalanche des projectiles, les lignes menacent à tout instant de se rompre. Nul repos, nul répit pour notre armée harassée et meurtrie dont tous les espoirs, l’un après l’autre, s’évanouissent. Écrasés par les obus monstres, les forts sont réduits à l’état de décombres. Le front craque partout. Les brèches constamment s’élargissent. Il n’est bientôt plus qu’un salut : abandonner la forteresse et, par la retraite, sauver l’armée de campagne du désastre total. ”

