Résumé

Édouard Péclet Causerie d'un profane avec M. Thiers… (1845)

Vous étiez beau ainsi, et au complet étant chambre, antichambre et galerie, à travers un profond silence, coupé d'enthousiastes murmures, vous motivez la fortification. Quel orateur ! quel capitaine! je ne savais qu'admirer le plus, du glaive de parole ou de l'épée de bataille agitée dans vos mains... Et quand sur la plaie mal fermée de 1815 s'abîmaient vos larmes citoyennes, quelle pénétrante et subite émotion ! Que n'est-il venu plus tôt... ce Thiers... ce sauveur... il eût préservé Paris, la France de cruelles invasions...
Source : Gallica

Édouard Péclet Causerie d'un profane avec M. Thiers… (1845)

Dans le cercle compromis des libertés, de l'économie, de la dignité nationale, cherchez une place, une seule, que l'ongle du vampire n'ait flétrie! Droits à détruire, impôts à dresser, sang à répandre, il est partout sur la brèche. Et les fortifications, ces voisines charmantes de nos faubourgs aimables, de lui ne sont-elles oeuvre? Et il redeviendrait ministre pour la guerre... et l'armement effectif.
Source : Gallica

Édouard Péclet Causerie d'un profane avec M. Thiers… (1845)

Oui, vous serez ministre, Excellence, et le dire est un besoin de mon coeur, avant d'emporter, de mes indiscrétions extrêmes, une absolution que j'implore. Et vous le serez, en dépit d'insensées et furibondes clameurs; parce qu'au peuple du monde le plus spirituel, le plus léger, le plus aimable, le plus loquace, le plus muable, il faut quelqu'un résumant ces qualités
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature