Théophile-Gustave-Alphonse Le Mansois Duprey

Élements biographiques

Théophile-Gustave-Alphonse Le Mansois Duprey De Montmartre à Montrouge : étude d'ethnographie parisienne (1894)

Le Lyonnais n'est pas toujours facile à mener, il a la tête chaude et, lorsqu'il est mécontent, ses colères sont terribles. Il admire sa ville et s'admire en elle. Lorsqu'un Parisien semble croire que Paris est supérieur à Lyon, il reconnaît que c'est plus étendu, mais, pour le reste, il ne l'admet point. Il se borne à respecter ce qu'il appelle le patriotisme local des gens de la Seine; il le comprend, du reste, puisqu'il est, pense-t-il, de la même
nature que le sien, il regrette seulement qu'il soit trop exclusif.
Source : Gallica

Théophile-Gustave-Alphonse Le Mansois Duprey De Montmartre à Montrouge : étude d'ethnographie parisienne (1894)

Les jeunes sont, en général, Parisiens et débutent de bonne heure, mais ce sont les dignes fils de leurs pères et, en définitive, si ceux-ci étaient restés dans leur pays natal, ceux-là n'auraient pas encombré le pavé de Paris.
En somme de tous les points du territoire, les esprits d'élite, les travailleurs accourent à Paris. La province le proclame et s'en glorifie ; elle a raison. Elle doit; par contre, reconnaître qu'elle y envoie ce qu'elle a de pire, avec ce qu'elle a de meilleur. C'est elle qui l'alimente pour le mal, comme pour le bien.
Source : Gallica

Théophile-Gustave-Alphonse Le Mansois Duprey De Montmartre à Montrouge : étude d'ethnographie parisienne (1894)

Quant aux habitants du pays Messin et de la Lorraine annexée, beaucoup d'entre eux ont abandonné leur foyer pour conserver leur nationalité et se sont installés à Paris, où ils ont facilement trouvé à vivre ou même à gagner de l'argent.
L'Alsacien est un type à part. Ses mœurs sont allemandes, son caractère lui est propre. Grand, vigoureux, blond au teint coloré, il aime la danse, la bonne chère, son vin et par-dessus tout sa bière. Sous son aspect peu élégant se cache un esprit moqueur, moqueur avec gravité, une sorte d'humour que l'Allemand ne comprend pas et souvent même ne voit pas.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature