Résumé

Adolphe Krafft La nouvelle Galathée : amours d'un statuaire en Sicile (1895)

Que le sens commun justifie L'espoir ou non, que peut valoir Au cœur cette philosophie !
Jeanne m'aime-t-elle ? est un point ; Me la donnera-t-on ? est l'autre.
Et, ne me la donnât-on point, Je l'aurais, l'amour étant nôtre !
Admettons que, fort d'un aveu, De son paternel domicile Arrachant l'objet d'un doux vœu, Vous l'emmeniez loin de Sicile; Encore que vous l'emportiez En vous lançant dans cette guerre, De pareilles inimitiés A l'amour ne profitent guère ; Qui sema le vent récolta Toujours l'orage, dit l'adage.
Source : Gallica

Adolphe Krafft La nouvelle Galathée : amours d'un statuaire en Sicile (1895)

Sur le roc de mon cœur mon sentiment défie L'atteinte de la mort.
L'amour chante un refrain si brûlant dans mon âme, Si dolent tour à tour; L'âme de l'homme cherche un cœur de femme, ô femme !
Ecoute mon amour.
* * *
Au cours Victor-Emmanuel, Qui de la mer mirant le ciel, En passant par la cathédrale, Va jusqu'au Palazzo Reale, Au bruit de Palerme étrangers, Voilés d'un amoureux mystère, Ivres de la fleur d'orangers, Plus séraphiques sur la terre, Près l'un de l'autre demeuraient, Maintenant unis par des signes, Eux qui dans le fluide erraient, Nos rêves blancs comme des cygnes.
Source : Gallica

Adolphe Krafft La nouvelle Galathée : amours d'un statuaire en Sicile (1895)

Et la mémoire irraisonnée, Qui dit : La femme de César Ne doit pas être soupçonnée.
Change un rêve en un cauchemar; Là, l'homme en sa jalouse ivresse, Plus influencé par autrui, Prend l'amour pour une faiblesse Et le trouve indigne de lui, Jusqu'à ce qu'enfin l'innocence, Resplendissant comme un flambeau Glorieux, de divine essence, Nimbe une martyre au tombeau.
Je subissais cette torture, De l'énigme amoureux devin, Et n'en tirais aucun augure, Lorsque Dom Francisco survint :
Prêtre il était de Vill'Abbate Et de la famille Léo.
Source : Gallica

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