Albin d' Abel de Chevallet

Résumé

Albin d' Abel de Chevallet Origine et formation de la langue française… (1853-1857)

Je viens d'établir historiquement que le latin se substitua insensiblement à la langue des Gaulois et que, plus tard, il prévalut également sur l'idiome national des conquérants barbares. Vainqueur ou vaincu, le peuple romain semblait être destiné à imposer au monde sa langue, ses idées, ses lois, ses usages, ses mœurs, sa civilisation. On doit donc s'attendre à ce que le latin fournisse les principaux éléments et, pour ainsi dire, la substance propre de l'idiome né après lui dans le nord de la Gaule.
Source : Gallica

Albin d' Abel de Chevallet Origine et formation de la langue française… (1853-1857)

« Si l'on comptoit tous les François naturels qui entendent la langue françoise et tous les étrangers qui l'ont apprise, dont il y a si grand nombre dans l'Allemagne, dans l'Angleterre, dans le Danemark, dans la Pologne, dans la Suède et dans tous les pays du Nord, je doute s'il ne se trouveroit point autant d'hommes sur la terre qui entendissent le françois qu'il s'en trouve qui entendent le latin.»
Source : Gallica

Albin d' Abel de Chevallet Origine et formation de la langue française… (1853-1857)

Pendant le cours du moyen âge, la langue française, livrée à la merci des caprices de l'usage, n'a que des allures indécises, qui changent presque de génération en génération. Au xvie siècle elle fait, pour constituer sa grammaire, des tentatives répétées, qui n'ont pas toutes des résultats heureux ; elle s'efforce d'enrichir son vocabulaire en recourant tour à tour au latin, au grec et à l'italien, auxquels elle fait des emprunts nombreux, mais souvent superflus ou contraires au génie particulier de notre idiome.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature