Langue d'oïl

Définition et enjeux

Anonyme,  Les langues et les nationalités au Canada

“ La langue d’oc, après avoir jeté un brillant éclat, à la fin du XVe et pendant les premières années du XVIe siècle, alors que la langue d’oïl était encore en pleine formation, avait fini par se faire complètement éclipser par celle-ci. L’éclat jeté par la littérature française au XVIIe siècle, joint à l’attirance de la cour de Versailles, fit que l’aristocratie du Midi dédaigna de plus en plus la langue d’oc, pour ne plus se servir que de la langue d’oïl, devenue la langue de la haute société dans toute la France. ”
Source : Wikisource

Portrait de Émile Littré Émile Littré,  Revue des Deux Mondes

“ La langue d’oïl, comme la langue d’oc, a des cas ; le français n’en a plus. La langue d’oïl, comme la langue d’oc, est de transition et tient du latin une déclinaison réduite, mutilée, mais réelle ; le français est une langue sans déclinaison et définitivement moderne. Dans cette ruine du régime politique et de la langue, la vieille littérature ne se continue plus, et, avant qu’une nouvelle apparaisse, la place est prise. C’est le tour de l’Italie : Dante, Pétrarque, Boccace, puis le XVe siècle, puis le XVIe siècle, les poètes, les artistes et toute cette splendeur qui ravit le monde. ”
Source : Wikisource

Léon de Wailly,  Curiosités philologiques, géographiques et ethnologiques (1855)

“ Dans la langue d'oil, on prononçait généralement les deux voyelles des diphthongues ; ainsi par tradition nous disons encore aujourd'hui la langue d'oïl et non pas d'oil. Aide se prononçait aide, haine, haine, traître, traître; dans ce même dialecte, femme rimait avec sème, et son orthographe si éloignée de la prononciation actuelle, garde ainsi trace de l'ancienne. Oi se prononçait oué. Dans beaucoup de cas, les consonnes placées à la fin des mots, et dont nous tenons compte aujourd'hui, ne se prononçaient point alors. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature