Théodore Pavie,
Revue des Deux Mondes
“ Ce qu’il prend pour l’idiome classique, ce qu’il veut imiter n’est en réalité que la basse latinité, toute remplie elle-même de mots étrangers, destinée à disparaître et à se fondre dans les dialectes qui vont surgir de toutes parts. Au XIe siècle, la langue romane a fait un grand pas : ce n’est encore qu’un patois; mais regardez de près cet idiome informe : il est vivant comme la chenille qui se tord sur le sable; comme elle, il possède les appendices qui plus tard se développeront et donneront à la langue en voie de formation ce qui lui manque pour se mouvoir avec aisance. ”
