James Darmesteter,
Les origines de la poésie persane
(1887)
“ Roudagui s'étonne que la tulipe sorte de la rouille de la terre, tandis que, chez sa bien-aimée, c'est la rouille qui sort de la tulipe, ce qui veut dire qu'elle a un grain de beauté. Le jour où l'on récita ces vers dans le harem de Nasr, toutes les Philaminte de Boukhara auront été dans le ravissement. Ce qui domine dans les pièces amoureuses de Roudagui, c'est avant tout l'esprit, forme que prend l'amour chez ceux qui n'ont pas l'amour : Avec deux ou trois baisers, délivre ce cœur de l'angoisse et du tourment, afin de mériter qu'en retour un dieu te rende la pareille ! ”
