Benjamin, ou Richesse dans la Pauvreté (1869)
“ En disant ces paroles, il tira de son doigt son anneau, qui était d'un très grand prix, et qu'il aimait fort, il le jeta en ma présence, du haut d'une tour dans la mer, espérant par cette perte d'avoir satisfait à la nécessité de subir, du moins une fois en sa vie, les rigueurs de la fortune; mais c'était un aveuglement causé par sa prospérité : les maux qu'on choisit et qu'on se fait soi même, ne sont plus des maux : nous ne sommes affligés que par les peines forcées et imprévues dont les dieux nous frappent. ”
