Résumé

Benjamin, ou Richesse dans la Pauvreté (1869)

“ En disant ces paroles, il tira de son doigt son anneau, qui était d'un très grand prix, et qu'il aimait fort, il le jeta en ma présence, du haut d'une tour dans la mer, espérant par cette perte d'avoir satisfait à la nécessité de subir, du moins une fois en sa vie, les rigueurs de la fortune; mais c'était un aveuglement causé par sa prospérité : les maux qu'on choisit et qu'on se fait soi même, ne sont plus des maux : nous ne sommes affligés que par les peines forcées et imprévues dont les dieux nous frappent. ”
Source : Gallica

Benjamin, ou Richesse dans la Pauvreté (1869)

“ Après ces paroles, entrecoupées de profond soupirs, Sophronime mit l'urne dans le tombeau d'Alcine, il imola plusieurs victimes, dont le sang inonda les autels de gazon qui environnaient le tombeau; il répandit des libations abondantes de vin et de lait ; il brûla des parfums venus au fond de l'Orient, et il s'éleva un nuage odoriférant au milieu des airs. Sophronime établit à jamais pour toutes les années, dans la même saison, des jeux funèbres en l'honneur d'Alcine et d'Aristonoüs : on y venait de la Carie, heureuse et fertile contrée ”
Source : Gallica

Benjamin, ou Richesse dans la Pauvreté (1869)

“ Mais ne nous y trompons pas : si nous n'avons point à échanger nos riches vêtements pour la bure de Benjamin, si nous ne sommes pas tenus de quitter des appartements commodes pour habiter sa cellule, nos couches molles et sensuelles pour la planche sur laquelle il reposa ses membres et son corps exténués parlesjeûnes et les austérités, nous n'en sommes pas moins obligés de nous revêtir de son esprit et de faire pénitence. Il n'est point de péché pardonné qui n'ait été pleuré. ”
Source : Gallica

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